3 questions à… Terry LTAM

Terry LTAM est un jeune créateur de vidéo plein de talent, passionné par le cinéma et la bande-dessinée. Il a accepté de répondre, sans langue de bois, à nos 3 questions.

Pour celles et ceux qui ne te connaissent pas, peux-tu te présenter ?

Je m’appelle Terry, je suis parisien et créateur de contenu sur Internet. Mon travail consiste à réaliser des photos, des vidéos ou même réaliser l’animation d’émissions ou de chroniques, toujours dans le cadre de la création de contenu, et plus ou moins lié à l’actualité ou à la pop culture.

Quelles sont les rencontres qui t’ont le plus marqué ?

J’ai eu la chance de travailler pendant cinq ans pour le média Melty en tant que présentateur, et le privilège d’y recevoir tous les jours des artistes. J’ai rencontré beaucoup de gens vraiment intéressants, mais si je devais n’en citer que quelques-uns, je pense que je commencerais par Cody Christian, qui jouait dans la série Teen Wolf, et qui m’a impressionné par son humilité. Ce mec, qui a été mondialement connu, est resté le plus simple du monde. J’ai trouvé ça extraordinaire, en comparaison avec d’autres petites starlettes de la télé-réalité.

La deuxième rencontre qui m’a le plus marqué, c’est certainement Spiro Karas, qui est un réalisateur et producteur de contenu américain. Je l’ai rencontré alors que j’étais encore au lycée. Il m’a un peu pris sous son aile pour m’apprendre les différentes techniques de réalisation. C’est un monsieur qui a bossé pour Pixar ! C’était l’occasion pour moi de me rapprocher un peu du cinéma. Une rencontre qui a eu un réel impact sur moi et ma façon de penser.

Pour finir, il y a aussi Kery James, le rappeur français, qui est un rappeur engagé, conscient. Il est également comédien, réalisateur et auteur. Il a écrit une pièce de théâtre dans laquelle il joue le premier rôle, où il pose la question « l’État est-il seul responsable de la situation actuelle des banlieues en France ? »

Justement, en France, Camélia Jordana a réagi sur son sentiment d’insécurité face à la police. Aux USA, c’est la mort de George Floyd qui a bouleversé le pays. Quel est ton sentiment vis-à-vis de tous ces événements ?

Ce qu’il se passe aux États-Unis et en France, pour moi, ce sont deux choses bien différentes, mais qui partent sur une base commune, c’est-à-dire la manière dont sont traités les Noirs, les personnes maghrébines ou arabes dans un pays occidental. Je pense que beaucoup de gens se concentrent sur quelque chose qui n’est peut-être pas vraiment le problème. Il y a un souci de racisme dans la police, mais comme dans tout corps de métier dans la société.

L’important est dans l’éducation et la représentation. Comment se fait-il qu’aujourd’hui, on est incapable de trouver un film français où il y a un homme noir ou une femme noire au premier rôle, sans qu’il soit question de difficultés financières dans le film, ou sans que ce soit un voleur de scooter, comme dans « Plus Belle La Vie » ? Finalement, même dans les mentalités, ça peut avoir un impact. Aux États-Unis, tu as « Le Prince de Bel-Air », « Empire », et tant d’autres, où il y a une meilleure représentation. Mais en France, il y a rien.

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