Etat des lieux de la bande dessinée en France

Un succès qui ne profite pourtant pas aux auteurs. Selon les derniers chiffres officiels, qui datent de 2014, 53 % des 1 500 auteurs interrogés à l’époque déclaraient un revenu inférieur au smic et, parmi eux, 36 % étaient au-dessous du seuil de pauvreté.

Depuis plusieurs années, ils ne sont plus payés à la page, mais sur l’ensemble de l’ouvrage. « Le prix a diminué. Les auteurs ne peuvent plus vivre convenablement. Même les plus anciens ont peu de garanties. Il y a une véritable paupérisation », constate Emmanuel Lepage, l’un des rares auteurs à vivre du métier.

« A part les rares Zep, Arleston…, ceux qui travaillent le plus, avec les plus gros éditeurs, ont un petit smic », déplore Emmanuel De Rengervé, délégué général du Syndicat national des auteurs (SNAC). « Les difficultés sont connues. Trop nombreux sont ceux qui souffrent d’une précarité », a reconnu Franck Riester, qui, en début d’année, a commandé un rapport sur la situation des créateurs.

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