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Mikl Mayer soutient toujours l’association Le Refuge mais se désolidarise de son ancien président

Mikl Mayer a toujours apporté son soutien aux associations. Le Refuge est l’une d’entre elle. Dans la tourmente depuis plusieurs semaine, Mikl Mayer continue de soutenir l’association, mais si désolidarise de son ancien présent.

Pour tout comprendre, un petit retour sur les événements s’impose. 

Mardi 15 décembre, Mediapart publie une enquête fleuve mettant notamment en cause une “prise en charge défaillante” des jeunes LGBT+. Le journal d’investigation pointe également du doigt la gestion financière de la Fondation, l’existence possible de travail dissimulé et évoque des faits de harcèlement de la part de la direction. Nicolas Noguier, président, et Frédéric Gal, directeur général, dénonce alors une enquête “à charge”.

Lundi 21 décembre, dans un communiqué, la fondation annonce qu’un audit sera réalisé par un cabinet extérieur : “Le conseil d’administration a demandé à ce qu’un audit soit réalisé en janvier par un cabinet extérieur. Celui-ci portera sur trois volets : la gouvernance, les finances, les relations avec les bénévoles et les jeunes accueilli·e·s. Les conclusions de cet audit seront rendues publiques”. Le Refuge annonce également que le temps de cet audit, son président et son directeur général se mettraient “en retrait”.

Jeudi 18 février, le Conseil d’administration convient de plusieurs mesures à mettre en place pour améliorer les conditions d’accueil des jeunes et le travail des bénévoles et salariés. Nicolas Noguier présente sa démission, et se voit proposer symboliquement un poste de Président-fondateur (non-exécutif), s’il l’accepte. Frédéric Gal, quant à lui, quitte ses fonctions de directeur général.

Selon le rapport, des personnes interrogées par Mediapart accusent la fondation de refuser d’utiliser sa trésorerie pour financer des formations. Une déléguée raconte aussi avoir falsifié une demande de subvention pour payer des consultations de psychologues qui n’auraient jamais eu lieu. Autre soucis, l’association demande un loyer minimum de 30 euros auprès de jeunes qui n’ont pas de ressources. Selon des témoins cités par Mediapart, des jeunes se seraient prostitués pour payer ces loyers, fait démenti par le président de l’association.

Des bénévoles interrogés par Mediapart rapportent que Nicolas Noguier, se ferait appeler “papa” et donnerait fréquemment des “câlins” ou des “étreintes” à des jeunes. Un délégué décrit un comportement “pas sexuel, mais il était trop tactile, il les tripotait partout, c’était malsain”, ce qui provoquerait chez les bénévoles un sentiment de malaise.

Plusieurs salariés et bénévoles dénoncent également des “conditions de travail très difficiles”, un fonctionnement “monarchique” et un “management par la terreur”.

Dimanche 28 février, le Conseil d’administration de la fondation du Refuge abandonne l’idée de confier à Nicolas Noguier un statut de “président fondateur”. Un nouveau président d’intérim est nommé. “Ce n’est évidemment plus envisageable”,  indique au média TÊTU Marie-Claude Farcy, secrétaire générale du Refuge.

Depuis, la secrétaire générale a effectué un signalement auprès du parquet de Montpellier, qui a alors ouvert une enquête judiciaire. “Si je crois les victimes, je tiens aussi à la présomption d’innocence”, précise t-elle.

Actuellement, 228 jeunes sont accueillis par la structure. “Les jeunes ont besoin du Refuge. L’homophobie et la transphobie sont toujours d’actualité.” ajoute la secrétaire générale.

Mikl Mayer, qui a toujours soutenu l’association, s’est en revanche désolidarisé de son ancien président. L’interview en 3 questions réalisée avec Nicolas Noguier a ainsi été retirée du site. Mikl Mayer a également tenu à rappeler son soutien à l’association, en saluant le travail des bénévoles.

 

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