Quand la BD part en live

Si le cinéma américain aime réadapter ses films, ou monter des franchises jusqu’à les épuiser, en France, la mode est plutôt aux adaptations de bandes dessinées. L’occasion de revenir sur quelques adaptations de la bande dessinée au cinéma… Pour le meilleur mais surtout pour le pire !

Tintin

Le héros de Hergé a eu le droit à de nombreuses adaptations. Si tout le monde se souvient bien entendu de la version de Steven Spielberg, reprenant les albums du Secret de la Licorne et du Crabe aux pinces d’Or, on a tendance à oublier que de vrais acteurs ont joué les rôles de Tintin, Haddock ou Tournesol. Sortis respectivement en 1961 et 1964, Tintin et le mystère de la Toison d’Or et Tintin et les Oranges Bleues ont ainsi envahi les écrans. Un troisième volet fut même envisagé en 1967, mais le projet n’a jamais abouti.

Les films furent deux échecs, au grand désespoir d’Hergé. Même si l’univers d’Hergé est respecté, les adaptations sont loin d’atteindre la qualité scénaristique des albums.

 

Astérix

Les adaptations d’Astérix sont très nombreuses au cinéma. En ce qui concerne les films live, quatre films ont vu le jour. Le premier, Astérix et Obélix contre César, est réalisé par Claude Zidi. Le film rencontre un succès immense, aidé par un casting incroyable (Christian Clavier, Gerard Depardieu, Roberto Benigni, Michel Galabru, Arielle Dombasle, Pierre Palmade, Daniel Prevost, Leatitia Casta etc…). Les critiques envers le film sont très mitigées, notamment à cause de la pauvreté du scénario.

Quelques années plus tard, c’est Alain Chabat qui adapte les aventures du petit gaulois. Toujours aidé par un casting monstre, le film explose le box office avec 14 millions d’entrées. Si le long métrage, reprit d’un album de Goscinny et Uderzo, est devenu culte, son univers, très éloigné de la bande dessinée, ne plaît pas à Uderzo, qui le trouvera trop imprégné par l’esprit Canal +.

Ensuite arrive Astérix aux jeux Olympiques. Et ça aurait pu marcher. Le casting est, une fois encore, très impressionnant, le budget est une fois de plus extrêmement important… Mais comme pour les précédents, c’est le scénario qui pose problème. Et même s’il enregistre 6,4 millions d’entrées, le film aurait dû vendre au moins 11 millions de tickets pour être rentable…

Puis arrive Astérix, au Service de sa majesté. Si le film est celui qui aura fait le moins d’entrée (3,8 millions), alors qu’il en aurait fallut 6 millions pour amortir les frais, il est tout de même celui qui réadapte le mieux l’univers d’Astérix, avec beaucoup d’humour et des acteurs épatants. Dommage…

 

 

 

Lucky Luke

L’homme qui tire plus vite que son ombre a eu le droit à une adaptation au cinéma en 1991 avec Terrence Hill dans le rôle principal… Facilement oubliable, et c’est peut-être mieux comme ça.

Il revient sous les traits de Jean Dujardin… Ratage complet, le film déçoit, notamment à cause de son scénario catastrophique.

Puis c’est au tour des Daltons d’avoir les honneurs d’une adaptation live. Porté par le duo Eric et Ramzy, le film est lui aussi un naufrage. Sur Allociné, le film est même classé 7ème pire films de tous les temps !

 

Spirou

Spirou n’a pas eu non plus de chance au cinéma. Son adaptation souffre elle aussi d’un mauvais scénario. Le film se plante également au box office.

 

Le petit Spirou

Avant Spirou est sorti Le Petit Spirou dans les salles. Si le film n’a pas brillé au box office (463 470 entrées), les critiques envers lui n’ont pas été trop mauvaise dans la presse, bien que les spectateurs soient plus mitigés.

 

Boule et Bill

Deux adaptations de la célèbre bande dessinée ont vu le jour au cinéma. Et ce sont deux déceptions…

 

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