Peu de héros de bande dessinée franco-belges peuvent se vanter d’avoir autant marqué plusieurs générations que Lucky Luke. Créé en 1946 par Morris, puis enrichi par le talent de René Goscinny, le cow-boy qui tire plus vite que son ombre a largement dépassé les frontières de l’album. Télévision, cinéma, jeux vidéo… mais surtout séries d’animation : Lucky Luke s’est imposé comme l’un des personnages les plus adaptés de la bande dessinée européenne.
Dès ses premières aventures, Lucky Luke possède toutes les qualités d’un futur héros de dessin animé. Son univers est immédiatement identifiable, ses personnages sont hauts en couleur et les situations oscillent constamment entre humour, action et parodie des grands westerns américains.
Les Dalton, Rantanplan, Jolly Jumper ou encore les nombreux bandits croisés au fil des albums offrent une galerie de personnages immédiatement reconnaissables. Les expressions caricaturales imaginées par Morris et les dialogues ciselés de Goscinny donnent naturellement envie de voir ces aventures prendre vie à l’écran.
Le rythme très dynamique des albums facilite également leur adaptation. Chaque histoire alterne poursuites, duels, gags visuels et rencontres improbables, autant d’éléments parfaitement adaptés au format de l’animation.
1983 : la première grande série animée
Il faut attendre le début des années 1980 pour que Lucky Luke connaisse sa véritable carrière télévisée avec une série d’animation diffusée à partir de 1983.
Cette première adaptation reprend fidèlement l’esprit des albums. Chaque épisode adapte une aventure déjà connue des lecteurs tout en conservant le ton humoristique qui fait le succès de la série.


