3 question à… Mathieu Wilhelm

Mathieu Wilhelm est un passionné. Il n’y a qu’à regarder la biographie de ce jeune et bel artiste. Que ce soit dans le cinéma, le théâtre ou même la radio, Mathieu n’a peur de rien et s’intéresse à tout. Une très belle rencontre.

Pour celles et ceux qui ne te connaissent pas, peux-tu te présenter ?

J’ai d’abord réalisé des études de commerce, et après un diplôme « commandé » par les parents, arrive le moment où l’on a juste envie de faire ce qu’on a vraiment envie de faire. Et ça a été mon cas, en quittant ma ville de coeur, Montpellier, pour venir m’installer à la Capitale, repartir à zéro et y commencer une seconde vie. Et la meilleure façon de trouver sa voie, c’est encore d’en tester une multitude ! Du théâtre et de la scène, je passe ensuite à la radio et les ondes où je commence mon chemin dans le monde des médias.

Peu de temps après, c’est la télé qui va me permettre de m’exprimer encore un peu plus. En temps que chroniqueur pour le groupe BFM, j’ai la chance de rencontrer toutes les personnalités devant lesquelles je suis en admiration. Au cours d’interviews, j’aime aller creuser dans les détails de leurs vies et faire ressortir des infos auxquelles on ne s’attend pas forcément…

Tu as donc de nombreuses casquettes, entre le théâtre, le journalisme… Qu’est-ce qui te passionne tant dans tous ces domaines pourtant si différents ?

Mais ce ne sont justement pas des milieux si différents ! Ce qui les fait rejoindre, c’est en partie la notion d’incarnation. Incarnation de ce que l’on est ou de ce que l’on a envie de projeter, que ce soit sur une scène de théâtre, ou bien en interview à la télé ! Et c’est sans doute ce qui me plait tant : réussir à donner une valeur, une dimension particulière à ses propos. Je pense que tout est seulement une notion de support. Quand on se retrouve sur une scène un soir de première, où au moment fatidique où le réalisateur de l’émission lance un « moteur », le trac arrive à son comble, et l’excitation à son paroxysme ! C’est ça qui est terriblement jouissif, ces moments où les sentiments sont exacerbés et où, finalement, on pourrait s’en remettre totalement au pilote automatique de son corps et de sa tête et juste profiter de ce qui est en train de se produire…

Bon je pars un peu loin là… Mais c’est vrai que plus on travaille en amont, plus le plaisir est grand.

Tu soutiens la bande dessinée « Mes papas & moi ». Pourquoi cet engagement ?

Nous vivons aujourd’hui dans un contexte où la prise de parti est essentielle. On ne peut pas rester les yeux fermés face à des enjeux de société majeurs. Le débat est ouvert depuis quelques années, on entend tout et n’importe quoi sortir de la bouche de gens plus ou moins renseignés sur la question de l’homoparentalité.

Je trouve que ce que fait Mikl, à travers l’ensemble de ses BD sur le sujet, permet d’avoir une vision simple et directe. Et puis il n’y a pas uniquement le fait qu’aujourd’hui on manque cruellement d’oeuvres sur le sujet, mais j’apprécie, encore une fois la prise de position. Et puis c’est tout simplement agréable à lire, le style est très frais, enlevé, faussement naïf et va à l’essentiel. Tout ce que je peux espérer pour l’épopée des papas, c’est qu’on puisse la voir grandir et prospérer.

 

Laisser un commentaire